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Aikido Kobayashi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est aussi en notre nom seul, libre de nos choix et sans calcul, que nous avions à coeur de le retrouver chaque année, de le suivre sur les routes ou de le recevoir pour enseigner : c’est dans le désintéressement de ce lien que pouvait seulement opérer la transmission.

 

Toute tentative de tirer de cette relation profit ou vanité rencontrait son implacable et souveraine indifférence au mal, quelque fois sa colère qui s’évanouissait vite, le plus souvent cette lueur narquoise nichée dans son regard et que nous connaissions bien. Lueur discrète mais incisive, impertinente, douce et en même temps cruelle, détachée et attentive.

 

Cette lueur nous conviait à la même solitude que la sienne : de ne nous autoriser que de nous même et de la technique . Hirokazu Kobayashi était l’évènement même de la technique. Il en était donc aussi l’oubli.

 

Il est mort seul de cet oubli qui lui donnait soif et dont il avait témoigné sans relâche et avec espièglerie pour nous qui avions le soucis de l’accompagner dans sa solitude de courreur de fond. Sa manièrere de répondre à notre insistance fut de répéter devant nos yeux jamais las le miracle d’un évènenment qui au lieu même de son opération fondait la technique comme évidement du savoir. C’était un témoignage en même temps qu’un sacrifice et dont il savait qu’il était son seul destin.

 

 

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